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Lettre à la rédaction / Mobiliser le PAC en faisant appel au soutien caché

Lettre à la rédaction / Mobiliser le PAC en faisant appel au soutien caché

Par Karen Harper

Lors de la récente conférence du personnel académique contractuel (PAC) de l’ACPPU, l’auditoire était avide de nouvelles idées pour mobiliser les membres en situation de précarité. Je partage ici mon expérience et j’appelle à une plus grande communication entre les membres du PAC à travers le pays.

Mobiliser les membres du PAC est un défi parce que nous avons des âges différents, des situations professionnelles différentes et des disponibilités différentes. Le PAC compte des membres nouvellement diplômés qui souhaitent rester dans le milieu de la recherche, des travailleuses et travailleurs à temps plein, des professeures et professeurs à la retraite qui font de la suppléance, de même que des chargées et chargés de cours qui tentent de gagner leur vie.

Les résultats de l’enquête que j’ai menée sur l’engagement mettent en évidence les difficultés rencontrées par les syndicats du PAC. Les membres ont indiqué que l’incertitude quant à leur avenir freinait leur engagement et que l’équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée ne leur laissait que peu de temps pour s’investir dans d’autres activités. Environ 85 % des 140 membres interrogés n’ont pas participé aux activités syndicales par manque d’accès à l’information, de temps ou d’intérêt. Les ateliers de perfectionnement professionnel ont été deux fois plus populaires que les autres activités. Aucune préférence claire pour le lieu ou le moment n’est ressortie. Presque toutes les personnes interrogées ont indiqué qu’elles préféraient le courriel aux autres moyens de communication.

Notre syndicat a proposé une série d’activités, comme des rencontres, des soirées au pub et des pique-niques familiaux. Dans le cadre de la Semaine de l’équité d’emploi, nous avons organisé des ateliers sur le PAC et la recherche, la sécurité d’emploi et le salaire décent, les avantages sociaux, et les actions à prendre en cas de grève. Comme activités communautaires, nous avons organisé des tables d’information pour mettre l’accent sur nos conditions de travail et nous avons exposé des réalisations académiques de nos membres, comme des livres, des articles de journaux et des œuvres d’art, dans des bibliothèques universitaires. Malgré une faible participation, j’estime que nous avons réussi à attirer l’attention sur certaines questions et à marquer des points en matière de sensibilisation. Je crois que les conversations en personne ont eu un impact, malgré le nombre limité de membres présents dans leurs bureaux.

Les communications en ligne étant importantes, nous avons mis à jour notre site web, notre page Facebook et notre Twitter. Dans notre infolettre semestrielle, nous avons publié des rapports d’événements, des mises à jour sur les négociations et des articles informatifs, y compris une explication de ce qu’est la préséance. En tant que présidente, j’ai envoyé des courriels hebdomadaires à propos d’événements pertinents, de nouvelles et de mises à jour sur des questions syndicales en lien avec la pandémie, les négociations et les griefs. Ayant eu des échos de la satisfaction des membres quant à ces courriels et à ces mises à jour, que ce soit par courriel ou de vive voix, je ne doute pas d’avoir atteint une grande partie de nos membres.

En ce qui concerne les négociations, nous avons organisé des campagnes de sensibilisation et utilisé des affiches en vue de notre enquête sur les négociations. Nous avons également tenu des séances d’information sur les propositions de négociation et l’entente de principe avant la tenue des votes de ratification. Enfin, j’ai organisé des séances de formation de l’ACPPU avant que nous ne procédions à la sélection de nos équipes de négociation. Nos efforts ont été mis à l’épreuve lors du vote de grève. Nous avons utilisé tous les moyens de communication possibles pour inciter les membres à voter : courriels, courrier postal, textos et appels téléphoniques. Nous avons posé des affiches, envoyé une infolettre, mis à jour notre FAQ en ligne et publié une vidéo. Et nous avons réussi!

Bien que la participation aux réunions reste faible, nous avons fait appel au soutien caché lorsque cela comptait. Il est important de poursuivre nos efforts afin de mobiliser les membres, même lorsque cela ne semble pas fonctionner. Les membres du PAC sont souvent véritablement trop occupés ou estiment que leur situation est trop précaire pour s’impliquer, mais bien des membres ont le temps et la motivation de lire les courriels, de répondre aux enquêtes, de voter sur des questions cruciales et de se tenir au courant des activités syndicales.

Nous devons partager nos expériences au chapitre de la mobilisation des membres et sur d’autres questions à l’échelle nationale. Un forum destiné au PAC pour partager nos expériences nous aiderait à mobiliser nos membres et à défendre leurs intérêts au sein des universités canadiennes. 


Karen Harper Ancienne agente aux communications et présidente de la section locale 3912 du SCFP

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