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Souvenir des archives du Bulletin / Bulletin de l’ACPPU mai 1995

Souvenir des archives du Bulletin / Bulletin de l’ACPPU mai 1995

L’affaiblissement du système de titularisation : le recours injustifié et abusif aux chargés de cours

Selon Statistique Canada, le nombre de postes de chargés de cours à temps plein et à temps partiel a augmenté au point qu’en 1991-1992, environ 25 000 professeurs à temps partiel étaient employés par des universités canadiennes. C’est l’un des changements les plus radicaux qui se soient produits dans les pratiques d’emploi des universités au cours des 20 dernières années.

Le recours abusif à ces nominations menace la profession d’enseignant universitaire au Canada à de multiples égards. Les chargés de cours, particulièrement ceux à temps partiel, sont souvent moins bien rémunérés que les professeurs qui occupent un poste menant à la permanence pour dispenser des cours réguliers crédités pour l’obtention d’un diplôme. La qualité de vie des professeurs dans leur ensemble s’en trouve ainsi amoindrie par l’abaissement de leur rémunération moyenne. Qui plus est, cela procure à la direction de nombreuses universités un pouvoir de négociation renforcé, puisque les administrateurs peuvent menacer de manière crédible de répondre à la demande d’inscriptions en recourant davantage à des chargés de cours à moindre coût si les membres du corps professoral à temps plein ne modèrent pas leurs exigences.

Le recours injustifié aux chargés de cours pose un certain nombre de menaces à la qualité de l’enseignement universitaire. Tout d’abord, cette option atténue le niveau de protection de la liberté académique du personnel enseignant des universités canadiennes. Les chargés de cours, particulièrement ceux à temps partiel, ne bénéficient souvent pas des clauses protégeant la liberté académique. De plus, les nominations à des postes de chargés de cours contournent le système de titularisation, qui a longtemps été l’une des principales protections accordées à la liberté académique.

Le recours abusif à de telles nominations pose également d’autres menaces à la qualité de l’enseignement. Étant soumis à des exigences de temps concurrentes, de nombreux chargés de cours ne bénéficient pas des mêmes possibilités que leurs collègues en voie de titularisation pour se tenir au courant des développements récents dans leur domaine, élargir et approfondir leurs connaissances et se perfectionner en tant qu’enseignants et chercheurs.

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Pour lire l’article complet publié dans le Bulletin de l’ACPPU de mai 1995, veuillez visiter www-archive.caut.ca/fr.

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