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Évaluation des activités de recherche, d’érudition et de création

Principes
L’évaluation en vue de l’octroi de la permanence ou d’une promotion, du renouvellement d’une nomination ou de la prise d’autres décisions concernant la carrière est partie intégrante d’un processus qui doit équilibrer les différentes composantes du travail académique. La convention collective devrait indiquer clairement que l’évaluation des activités de recherche, d’érudition et de création, tout comme l’évaluation de l’enseignement et des activités de service, ne constitue qu’une composante de ce processus intégré. Toute évaluation des activités de recherche, d’érudition et de création ne devrait être menée qu’aux termes des dispositions de la convention collective conclue entre l’association du personnel académique et l’employeur.

Les activités de recherche, d’érudition et de création comprennent, peu importe la forme, la découverte, l’intégration, l’interprétation, la mise en pratique et/ou l’application de l’expertise professionnelle d’un membre. Elles comprennent également la science de l’enseignement, qui consiste en une réflexion et une analyse originales et novatrices sur la pédagogie et sur l’apprentissage. Les activités de recherche, d’érudition et de création incluent le travail académique lié aux activités de service, y compris le militantisme social et l’engagement communautaire.

La réalisation des activités de recherche, d’érudition et de création peut être attestée par des publications, des pratiques orales autochtones, la participation à des colloques et à des rencontres savantes et professionnelles, le développement des fonds et des services de bibliothèque et d’archives, la création ou la prestation de contenus créatifs et artistiques, la participation à des comités de rédaction et des contributions diverses à des disciplines universitaires, dont la science de l’enseignement et l’exercice professionnel. L’évaluation des activités de recherche, d’érudition et de création devrait aussi tenir compte des parcours différents et des approches et méthodologies non traditionnelles.

Procédure
L’évaluation de rendement devrait porter sur une période minimale de trois ans à moins qu’elle ne s’applique à une nomination d’une durée moindre.

Les personnes ou les comités qui effectuent une évaluation devraient :

(a)  faire preuve d’impartialité;
(b)  posséder les compétences nécessaires pour mener l’évaluation et avoir reçu la formation pertinente et actualisée en équité ou dans d’autres domaines;
(c)  donner à la personne faisant l’objet de l’évaluation une explication complète par écrit de l’objet, de la procédure et des critères;
(d)  rencontrer la personne faisant l’objet de l’évaluation afin de répondre à toutes les préoccupations qui pourraient être soulevées avant qu’une recommandation ne soit formulée ou qu’une décision ne soit prise;
(e)  examiner tous les éléments d’information présentés par la personne faisant l’objet de l’évaluation;
(f)  produire un rapport écrit complet qui énonce l’objet et la portée de l’évaluation, fait la synthèse des éléments d’information pris en compte, analyse l’information et expose les motifs des conclusions arrêtées.

L’évaluation ne devrait dans aucun cas reposer sur des documents anonymes et des déclarations relatées.

Approuvé par le Conseil de l’ACPPU, avril 2016.