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Déclaration

Mise à jour économique du printemps : les investissements ciblés ne tiennent pas compte de la crise croissante dans le système d’enseignement postsecondaire canadien

30-04-2026

L'Association canadienne des professeures et professeurs d'université (ACPPU) se réjouit des investissements suivants dans l'éducation postsecondaire, la formation et la recherche, annoncés dans la Mise à jour économique du printemps 2026 :

Cependant, ces mesures, tout comme celles du budget 2025, ne remédient ni au sous-financement public qui dure depuis des décennies, ni aux pressions financières soudaines auxquelles sont confrontés de nombreux collèges publics et universités depuis l’imposition du plafond fédéral pour les étudiantes et étudiants étrangers. Depuis décembre 2025, au moins 14 000 emplois dans l’enseignement postsecondaire ont été supprimés, les gels d’embauche sont généralisés, et plus de 600 programmes ont été supprimés.

Si les investissements dans les formations en apprentissage sont les bienvenus, ils sont insuffisants à eux seuls. Soixante-quinze pour cent des formations en apprentissage dépendent des collèges publics, qui ont été durement touchés par les coupes dans les programmes.

La lenteur de la mise en œuvre des augmentations précédemment annoncées du financement de la recherche fondamentale dirigée par des chercheuses et chercheurs mine l'annonce faite aujourd'hui d'un renouvellement du financement de la recherche appliquée.

« Le gouvernement fédéral investit pour attirer les meilleurs talents mondiaux, alors que les établissements réduisent leurs capacités au pays, a dénoncé David Robinson, directeur général de l’ACPPU. Cela entraîne un retard dans le financement de la recherche fondamentale. »

Dans un contexte de crise liée à l'accessibilité et à l'endettement des ménages, la Mise à jour économique du printemps n'a pas abordé la question de rendre permanentes les augmentations de la bourse canadienne pour étudiantes et étudiants ou d’augmenter la bourse pour qu’elle se rapproche des frais de scolarité moyens de premier cycle, qui s’élèvent à 8 000 $.

« Le gouvernement fédéral doit collaborer avec les provinces et les territoires pour élaborer une réponse coordonnée visant à renforcer le secteur public de l’éducation postsecondaire au Canada, estime M. Robinson. Cela inclut une augmentation prévisible et pluriannuelle de l’aide aux étudiantes et étudiants, des fonds de stabilisation pour les établissements et des investissements accélérés dans la recherche dirigée par des chercheuses et chercheurs afin de soutenir à la fois la découverte et l’innovation appliquée sur le long terme. »