L'Association canadienne des professeures et professeurs d'université (ACPPU) souligne la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes.
Aujourd'hui, nous rendons hommage à celles qui ont été assassinées à l'École polytechnique de Montréal en 1989 et à toutes les personnes touchées par la violence fondée sur le genre. Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault, Annie Turcotte et Barbara Klucznik-Widajewicz.
L'ACPPU rend hommage à ces femmes et réaffirme son engagement à lutter contre la violence fondée sur le genre, la haine et la misogynie. Les administrations des universités et des collèges doivent investir dans des services de prévention et de soutien destinés à la communauté étudiante, aux employées et aux employés ainsi qu’aux membres du personnel académique touchés par la violence.
L'année dernière, 187 femmes et filles ont été tuées par des actes de violence fondée sur le genre au Canada. Les femmes autochtones, noires, ayant une incapacité et/ou transgenres sont disproportionnellement visées.
Aujourd'hui, l'ACPPU se joint aux groupes de défense des droits pour exiger que le gouvernement fédéral comble les lacunes fondamentales en matière de financement dans le Plan d'action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe. Nous demandons également aux gouvernements fédéral et provinciaux de mettre pleinement en œuvre la Convention no 190 de l’Organisation internationale du Travail (OIT C-190), le premier traité mondial visant à mettre fin à la violence et au harcèlement au travail.