L'Association canadienne des professeures et professeurs d'université (ACPPU) condamne la dernière utilisation abusive par le gouvernement de l'Alberta de la clause nonobstant sur une loi touchant les jeunes transgenres, qui passe outre la Charte des droits et libertés.
« Les mesures prises par le gouvernement de l'Alberta portent atteinte aux droits constitutionnels, empiètent sur l'autonomie institutionnelle des universités de la province et contournent leurs processus de gouvernance », a déclaré David Robinson, directeur général de l'ACPPU.
Mercredi, la province a adopté une loi restreignant l'utilisation des noms et pronoms des élèves transgenres dans les écoles, interdisant aux filles transgenres de pratiquer des sports amateurs féminins et interdisant les soins médicaux de réassignation de genre pour les jeunes de moins de 16 ans.
La loi dite « Fairness and Safety in Sport Act » (loi sur l'équité et la sécurité dans le sport) porte également atteinte à l'autonomie institutionnelle, en obligeant les conseils d'administration des universités à mettre en œuvre des politiques qui compromettent la dignité, la vie privée et les droits à l'égalité des étudiantes et étudiants athlètes.
« La Charte existe pour protéger les droits de tous les Canadiens et Canadiennes, en particulier les plus vulnérables, » a ajouté M. Robinson. L'ACPPU se joint au mouvement syndical, au personnel éducatif, aux professionnels de la santé et aux familles pour rejeter cet abus de pouvoir. »
L'ACPPU représente plus de 75 000 membres du personnel académique dans 130 universités et collèges à travers le Canada.