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L'Association canadienne des professeures et professeurs d’université condamne la décision du gouvernement fédéral d'obliger les agentes et agents de bord en grève d’Air Canada, membre du SCFP, à reprendre le travail et d'imposer un arbitrage exécutoire.

« Je suis profondément déçue et indignée par les mesures prises par le gouvernement, a déclaré Robin Whitaker, présidente de l'ACPPU. En intervenant pour mettre fin à une grève légale quelques heures seulement après son début, le gouvernement prive les travailleuses et travailleurs de leurs droits fondamentaux. Le droit de grève est protégé par la constitution en raison de son rôle crucial dans un processus de négociation collective digne de ce nom. »

Mme Whitaker affirme que le gouvernement devrait immédiatement suspendre son ordre et laisser le processus de négociation collective se poursuivre. « Tout autre choix, dit-elle, reviendrait à récompenser Air Canada pour son refus de conclure une entente négociée. Cela enverrait également un signal dangereux aux autres employeurs sous réglementation fédérale, leur indiquant qu'ils n'ont pas besoin de négocier de bonne foi. »

« En tant qu'association nationale d'organisations d'employés et de syndicats, l'ACPPU est fière de se montrer solidaire des agentes et agents de bord d'Air Canada membres du SCFP. Nous ferons tout notre possible pour soutenir leur lutte en faveur d'une rémunération équitable pour toutes les heures travaillées, de meilleures conditions de travail et du droit de grève », a ajouté Mme Whitaker.

L’ACPPU est le porte-parole national de plus de 75 000 membres du personnel académique et professionnel de plus de 130 collèges et universités à travers le pays.