Une nouvelle enquête nationale révèle que les Canadiennes et Canadiens sont largement d'avis que les étudiantes et étudiants qualifiés devraient avoir accès à l'éducation, quelle que soit leur situation financière. Les coupes budgétaires opérées par le gouvernement dans les bourses d'études vont à l'encontre des valeurs canadiennes.
- 77 % des Canadiennes et Canadiens considèrent que les dépenses publiques consacrées aux bourses d'études constituent un bon investissement public;
- 82 % des Canadiennes et Canadiens estiment que l'accès à l’éducation postsecondaire est important, en particulier en Colombie-Britannique et au Québec;
- 69 % des Canadiennes et Canadiens s'inquiètent de la capacité des étudiantes et étudiants à financer leurs études postsecondaires à l'avenir — cette préoccupation étant moins marquée au Québec, où les droits de scolarité pour les étudiantes et étudiants sont moins élevés.
Ces nouvelles données montrent que tous les Canadiens et Canadiennes, et pas seulement ceux qui paient des droits de scolarité, reconnaissent l'intérêt d’une éducation postsecondaire abordable.
Au début de cette année, le gouvernement de l’Ontario a considérablement réduit son programme de bourses d’études. Les bourses fédérales devraient quant à elles diminuer à la fin de cette année scolaire. De plus, les droits de scolarité ont augmenté de 20 % au cours des cinq dernières années, leur coût annuel ayant dépassé les 10 000 dollars dans trois provinces. Les conséquences négatives de la baisse ou de la stagnation des bourses sont amplifiées par ces hausses des droits de scolarité.
Quatre-vingt-neuf pour cent des Canadiennes et Canadiens s'attendent à ce que l’élimination ou la réduction des bourses ait un impact négatif sur les étudiantes et étudiants et leurs familles. De plus, la majorité d'entre eux estime que les prêts ne suffisent pas à remplacer le financement par bourses. Seuls 31 % des Canadiennes et Canadiens considèrent que les étudiantes et étudiants de l’éducation postsecondaire n'ont pas besoin de bourses du gouvernement s'ils peuvent obtenir des prêts pour financer leurs études.