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L'Association canadienne des professeures et professeurs d'université (ACPPU) se joint au Congrès du travail du Canada et à ses organisations affiliées pour condamner la décision du gouvernement fédéral de restreindre le droit de grève des travailleuses et travailleurs sous réglementation fédérale.

Le projet de loi C-39 viserait à modifier le Code canadien du travail afin de conférer au ministre du Travail le pouvoir de mettre fin à une grève légale, ce qui affaiblirait la capacité des travailleuses et travailleurs à mener des négociations collectives constructives.

« Le droit des travailleuses et travailleurs à cesser de travailler a été reconnu par la Cour suprême du Canada comme étant protégé par la Charte, a déclaré David Robinson, directeur général de l’ACPPU. Les grèves sont toujours utilisées qu’en dernier recours, mais elles constituent le seul véritable moyen de pression dont disposent les travailleuses et travailleurs pour rétablir l’équilibre lors des négociations avec les employeurs. »

M. Robinson a déclaré que les modifications apportées au Code canadien du travail devraient « renforcer la capacité des travailleuses et travailleurs à mener des négociations collectives constructives et à faire respecter les droits fondamentaux du travail ainsi que la dignité des travailleuses et travailleurs ».

Bien que ce projet de loi ne concerne que les personnes travaillant dans les secteurs sous réglementation fédérale, M. Robinson craint que les mesures prises par Ottawa n’encouragent certaines provinces à emboîter le pas.

L'ACPPU s'est engagée à collaborer avec le Congrès du travail du Canada et ses organisations affiliées afin de faire campagne en faveur d'amendements au projet de loi C-39 qui renforcent et respectent les droits des travailleuses et travailleurs.