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Une nouvelle approche à la prise de décisions inclusive au BCIT

En 2015, Zaa Joseph, conseiller en matière d’initiatives autochtones au British Columbia Institute of Technology (BCIT), a assisté à la Conférence de l’ACPPU pour le personnel académique autochtone (lien en anglais seulement) organisée à Winnipeg, où il a rencontré Andrew Judge, un spécialiste de la culture anishinaabe et professeur adjoint en études anishinaabe à l’Université  Algoma et à l’institut Shingwauk Kinoomaage Gamig.  Les deux hommes ont discuté de l’approche du peuple Anishnaabe relative à la prise de décisions inclusive ainsi que de la façon dont celle-ci pourrait influencer les efforts en matière de diversité déployés au BCIT. Celui-ci se trouve sur les territoires autochtones non cédés des peuples Salish de la Côte, notamment les territoires des nations xʷməθkwəy̓əm (Musqueam), Skwxwú7mesh (Squamish) et Səl̓ílwətaʔ/Selilwitulh (Tsleil-Waututh).

De leurs discussions est née l’initiative Diversity Circles (Cercles de diversité), qui a reçu une subvention de 150 000 $ du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) en 2016-2018 dans le cadre d’un partenariat avec la BCIT Faculty and Staff Association (BCITFSA); cette initiative se poursuit depuis et fait partie intégrante du bureau de l’équité de l’institut. La structure des Cercles de diversité avait pour objectif de créer un forum ouvert pour les différent.e.s intéressé.e.s au sein du BCIT – notamment les étudiantes et étudiants, le corps professoral, le personnel administratif et de soutien, le syndicat des professeures et professeurs, d’autres syndicats ainsi que les partenaires autochtones.

Bien que les relations entre la main-d’oeuvre et la direction aient tendance à être de nature conflictuelle, observe Zaa Joseph, cochef de l’initiative Cercles de diversité, « nous souhaitions adopter une approche davantage axée sur la collaboration ». L’idée maîtresse, ajoute Shannon Kelly, vice-présidente de la BCITFSA et autre cochef, « était de permettre aux différents groupes de se rencontrer afin d’établir des liens et d’aplanir les hiérarchies ».

Depuis six ans, l’initiative Cercles de diversité du BCIT soutient des événements sur différents thèmes liés à l’équité, la diversité et l’inclusion, notamment le racisme, les questions de genre et la neurodiversité. Le projet a également engendré la création de groupes de discussion plus restreints qui s’intéressent à des thèmes spécifiques comme la durabilité ou les pratiques équitables en matière d’embauche.

Bien que l’initiative ne soit pas directement liée aux activités en matière de relations de travail du BCIT, Shannon Kelly souligne que le programme Cercles de diversité relève du bureau du respect, de la diversité et de l’inclusion (lien en anglais seulement) du BCIT, lequel relève à son tour du bureau du recteur et des départements des ressources humaines et des relations de travail. « Ce que nous faisons, affirme-t-elle, peut influencer directement les pratiques et les politiques du BCIT concernant le respect, la diversité et l’inclusion ». Zaa Joseph ajoute : « L’initiative Cercles de diversité permet de lancer des discussions inclusives ».