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La cartographie sociale aide le SEFPO à construire des relations plus solides

Au cours de la période menant aux négociations contractuelles de 2017 (et ultimement à une grève dans les 24 collèges communautaires de l’Ontario), le comité de direction de l’unité académique des Collèges d’arts appliqués et de technologie du Syndicat des employées et employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) a réalisé que les sections locales devaient renforcer leurs capacités et intervenir auprès de leurs membres afin de se préparer à une ronde de négociations qui s’annonçait intensive. Kevin MacKay , professeur en sciences humaines au Collège Mohawk de Hamilton en Ontario et l’un des deux délégués du SEFPO, a déclaré : « Nous prévoyions que les employeurs allaient adopter la ligne dure sur les questions concernant la précarité d’emploi et la liberté académique, et nous avions le sentiment que les membres n’étaient pas prêts à discuter de ces sujets. De nombreux dirigeant.e.s de sections locales ne connaissaient pas leurs propres membres. »

Il indique que pour pallier cette situation, le SEFPO a choisi d’organiser des ateliers de deux jours les week-ends pour chacune des sections locales, afin de stimuler les membres avant le début des négociations. Les coordonnatrices et coordonnateurs du SEFPO ont créé différents documents à distribuer, et ont aussi recommandé que le comité de direction de chacune des sections locales procède à un exercice de cartographie sociale de leurs membres afin de comprendre qui ils représentaient. Dans certains des plus grands collèges, explique Kevin MacKay, l’équipe de direction de la section locale n’avait même pas de délégués syndicaux sur les campus satellites.

À un certain niveau, l’exercice de cartographie sociale a permis d’obtenir des données de base concernant les membres de chacune des sections locales, notamment le genre, la race, l’identité sexuelle ainsi que d’autres renseignements. Cette information, affirme Kevin MacKay, a permis aux équipes locales de négociations de mieux comprendre les questions qui étaient importantes pour leurs membres. Cependant, ajoute-t-il, l’exercice de cartographie sociale a comporté un avantage inattendu : il a obligé les dirigeant.e.s des sections locales à aller à la rencontre de leurs membres et à tisser des liens avec eux. Le résultat a été inestimable : renforcement des sections locales, apparition de nouveaux militants et de nouvelles militantes ainsi que de nouveaux visages dans l’équipe de direction du syndicat. « Ce processus s’est révélé utile de multiples façons », ajoute Kevin MacKay. « Il a sonné le réveil de la direction! »