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L’ACPPU a exhorté le Conseil des employeurs des collèges à négocier de bonne foi, tout en exprimant sa solidarité avec le personnel en grève.

La grève a mis en lumière les préoccupations concernant les menaces qui pèsent sur les collèges publics en Ontario. Avant le début de la grève, le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) avait lancé sa campagne « Sauvez nos collèges », une initiative visant à défendre le système d’éducation publique contre le sous-financement chronique, les coupes budgétaires généralisées et la privatisation croissante.

Le personnel de soutien des collèges est parvenu à une entente de principe le 15 octobre, mettant fin à une grève de près de cinq semaines. Les travailleuses et travailleurs réclamaient de meilleurs salaires, des avantages sociaux et la sécurité d'emploi.

Le SEFPO estime qu'environ 10 000 emplois dans les collèges sont menacés, car plus de 650 programmes ont été supprimés au cours de la seule année dernière.

Le SEFPO reproche au gouvernement provincial de ne pas financer correctement l’éducation postsecondaire et de transférer plutôt des fonds à des prestataires de formation privés, notamment par le biais du Fonds de développement des compétences, ce qui affaiblit le rôle des collèges publics.