Un nouveau rapport met en évidence l’importante contribution qu’apportent les professeurs des universités ontariennes en matière de recherche, d’enseignement et de service à la collectivité.

Le rapport qu’a fait paraître le Conseil des universités de l’Ontario le 3 septembre, sous le titre Faculty at Work, présente les premiers résultats d’une enquête menée dans 17 universités ontariennes, lesquelles regroupent plus de 10 000 profes­seurs à temps plein.

« Ce rapport rend compte de la première tentative sérieuse pour examiner le travail des membres
du corps professoral des universités de l’Ontario », selon Kate Lawson, pré­sidente de l’Union des associations des professeurs des universités de l’Ontario. « Nous savons que les professeurs et les biblio­th­é­caires universitaires travaillent d’arrache-pied pour les étudiants et qu’ils apportent de réels avantages à notre province, et nous nous réjouissons de voir le rapport du Conseil venir confirmer ce fait. »

Les conclusions de l’étude contrastent fortement avec les résultats d’un rapport controversé qui a été publié plus tôt dans l’année par le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur et qui indiquait que bon nombre de professeurs ontariens ne sont pas des « chercheurs actifs » et qu’il conviendrait de doubler leur charge d’enseignement.

Mme Lawson a accueilli favorablement le rapport, y voyant « une importante première étape dans un dialogue plus étendu sur le travail des professeurs », mais elle a sou­ligné qu’il inclut des données uniquement sur les professeurs à temps plein.

De plus en plus nombreux dans les universités ontariennes, les professeurs contractuels sont rémun­érés uniquement pour l’enseignement qu’ils dispensent. Leur sécurité d’emploi, leurs avantages ou leur accès aux ressources telles que les fonds de recherche sont limités, voire inexistants.

« Nous espérons que l’étape sui­vante du projet consistera en un examen approfondi de la situation des professeurs à statut précaire dans nos universités et de la façon dont nous pouvons améliorer leurs conditions de travail », a précisé Mme Lawson. « Comme le fait clairement ressortir ce rapport, les mem­bres du corps professoral sont une ressource précieuse pour les Onta­riens. Il est crucial d’offrir à chacun d’eux le soutien et les ressources dont ils ont besoin pour exceller. »