Malgré les avertissements concernant les coupes budgétaires imminentes en éducation postsecondaire, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a finalement choisi de geler les subventions de fonctionnement des quatre universités publiques de la province lors de la présentation de son dernier budget, le 17 mars.
Avant la présentation du budget, les associations de personnel académique avaient averti que les coupes budgétaires envisagées par le gouvernement dans le financement de l’éducation postsecondaire auraient des conséquences « dévastatrices » pour les étudiantes et les étudiants. La réduction du soutien gouvernemental obligerait les universités à réduire leur offre de cours et leurs services aux étudiantes et aux étudiants, ainsi qu’à supprimer des programmes universitaires. Cela entraînerait des pertes d’emplois, en particulier parmi le personnel académique à temps partiel.
Des étudiantes et des étudiants de toute la province se sont mobilisés et ont organisé des manifestations. Les syndicats étudiants ont averti que les coupes prévues risquaient d’entraîner une hausse des droits de scolarité pour les étudiantes et les étudiants qui ont déjà du mal à les payer, d’aggraver la pénurie de main-d’œuvre dans des secteurs essentiels comme la santé en réduisant le nombre de diplômés, et d’affaiblir les économies locales qui dépendent des campus.
Le gouvernement prévoit un déficit de 19,7 milliards de dollars pour les trois prochaines années. Le ministre des Finances, René Legacy, a déclaré que les efforts visant à réduire les dépenses et à freiner les « hausses structurelles persistantes » du budget ne font que commencer.
Le programme électoral de 2024 de la première ministre Susan Holt mettait l’accent sur le soutien à l’éducation postsecondaire au Nouveau-Brunswick et sur l’aide apportée aux étudiantes et étudiants pour faire face à la « crise du coût de la vie ».