Les membres de l’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne (APPUL) ont voté le 8 février en faveur d’une convention collective de trois ans, avec 74 % de voix pour. Le conseil d’administration de l’université a ratifié l’entente le lendemain.
L’entente prévoit une augmentation salariale annuelle de 4,25 % et des primes pour le personnel à temps plein. Les salaires des chargées et chargés de cours augmenteront de 4 % les deux premières années, puis de 2 % la troisième année.
Cette entente intervient plusieurs mois après que le conseil d’administration a approuvé des hausses salariales de 11 % pour les cadres supérieurs lors d’une assemblée spéciale à huis clos, sans en informer l’APPUL ni le Syndicat des employés de l’Université Laurentienne.
Tout au long des négociations, l’APPUL a mis l’accent sur la nécessité d’obtenir des avancées après la déclaration d’insolvabilité de l’Université Laurentienne en 2021, en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, qui avait entraîné des réductions salariales ainsi que la suppression de centaines d’emplois et de programmes.
La grève de trois semaines a permis d’obtenir des augmentations salariales, mais la direction a refusé de modifier le régime de retraite, invoquant les clauses d’un accord de prêt de 35 millions de dollars qui interdit toute modification du régime jusqu’en 2038.
L’APPUL conteste désormais le contrat de prêt devant les tribunaux, arguant qu’il viole le droit constitutionnel à la libre négociation collective. Les membres ont également voté une motion de blâme à l’encontre du conseil d’administration et de la haute direction, exigeant leur démission.
L’ACPPU et l’Union des associations des professeurs des universités de l’Ontario ont toutes deux demandé à intervenir dans la contestation judiciaire engagée par l’APPUL.