Le 23 février, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a présenté son budget 2026-2027 qui prévoit plus de 20 millions de dollars de coupes dans le financement des universités, dont une réduction de 3,7 millions de dollars des bourses d’études supérieures.
Les syndicats étudiants de quatre universités ont voté en faveur d’une grève pour protester contre ces coupes budgétaires, répondant ainsi à un appel à l’action lancé par la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants.
Au cours d’une grève provinciale qui s’est déroulée du 15 au 21 mars, les étudiantes et étudiants ont réclamé une réduction de 20 % des droits de scolarité, une augmentation du financement public, la suppression des frais différenciés pour les étudiantes et étudiants internationaux et ceux venant d’autres provinces, ainsi que le désinvestissement des établissements postsecondaires des entreprises impliquées dans les énergies fossiles, la fabrication d’armes et les activités qui violent les droits de la personne et la souveraineté autochtone.
L’Association of Nova Scotia University Teachers (ANSUT) a soutenu la grève dans un communiqué et a déclaré que la hausse des droits de scolarité et de l’endettement étudiant, le sous-financement public et l’instabilité institutionnelle étaient insoutenables.
La province étant confrontée à un déficit de 1,2 milliard de dollars, le gouvernement a réduit de 9,4 millions de dollars la subvention de fonctionnement du Nova Scotia Community College, ce qui a déclenché des manifestations de protestation des étudiantes et des étudiants ainsi que du personnel sur le campus du collège.
Selon l’ANSUT, « un système financé par des fonds publics doit être structuré de manière à ne pas équilibrer ses comptes aux dépens des étudiantes et des étudiants, qu’ils soient du pays ou étrangers ».