Le 12 février, le gouvernement de l’Ontario a annoncé un nouveau financement de 6,4 milliards de dollars pour l’éducation postsecondaire.
L’ACPPU s’est fait l’écho des préoccupations exprimées par l’Union des associations des professeurs des universités de l’Ontario et le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, selon lesquelles ce nouvel investissement, bien que bienvenu, reste largement insuffisant pour assurer la pérennité d’un système d’enseignement postsecondaire public de qualité.
La province autorise les universités et les collèges à augmenter les droits de scolarité de 2 % par an au maximum, au cours des trois prochaines années, mettant ainsi fin au gel des droits de scolarité pour les étudiantes et les étudiants de la province, qui durait depuis sept ans. Par la suite, les augmentations seront indexées sur le taux d’inflation moyen sur trois ans ou plafonnées à 2 %, la valeur la plus basse étant retenue.
Parallèlement, l’Ontario procède à une refonte de son programme d’aide aux étudiantes et étudiants afin de réduire la part des bourses à 25 % au maximum des aides financières accordées, les prêts à intérêt couvrant au moins 75 %.
L’ACPPU met en garde contre le fait que ces changements vont accroître la pression financière sur les étudiantes et étudiants à faible revenu et les familles qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.
L’Ontario occupe la dernière place au Canada en matière de financement par étudiant, et le nouveau plan de financement risque fort de maintenir la province à la traîne.
« C’est une véritable occasion manquée que ce nouvel investissement ne permette pas d’aligner le financement par étudiant de l’Ontario, au moins sur la moyenne canadienne », a déclaré David Robinson, directeur général de l’ACPPU. « Le gouvernement doit faire beaucoup plus pour garantir un enseignement postsecondaire public de haute qualité et abordable après des années de stagnation du financement, de hausse des coûts et de baisse des inscriptions internationales. » La province a également annoncé le passage à un modèle de financement à long terme qui donne la priorité aux programmes universitaires correspondant à la demande des étudiantes et étudiants et du marché du travail.