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1951 :

L’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) est fondée avec six associations membres et un comité de direction élu. Au départ, ses membres sont exclusivement des professeures et professeurs d’université à temps plein.

1953 :

Le premier numéro du Bulletin de l’ACPPU est publié. Le président de l’ACPPU, Vernon C. Fowke, écrit : « L’existence de l’ACPPU signifie que les professeures et professeurs d’université canadiens ont enfin une voix nationale. »

L’Association compte désormais 13 associations membres, représentant plus de 1200 membres individuels.

1958 :

Affaire Harry Crowe : Le licenciement d'un professeur agrégé titulaire au United College (aujourd’hui l’Université de Winnipeg) conduit l’ACPPU à créer son premier comité d’enquête. Les professeurs Vernon Fowke et Bora Laskin concluent que le licenciement de Harry Crowe était contraire au principe fondamental de la liberté académique.

1959 :

L’ACPPU ouvre son premier bureau à Ottawa et recrute du personnel. J.H. Stewart Reid, qui a démissionné de son poste au United College à la suite du licenciement de Harry Crowe, est nommé secrétaire général (poste aujourd’hui appelé « directeur général »).

Le Conseil de l’ACPPU approuve le premier énoncé de principes sur la liberté académique et crée le Comité de la liberté académique et de la permanence de l’emploi.

1963 :

Le président de l’ACPPU, Bora Laskin, et le premier ministre Lester Pearson concluent un accord limitant la surveillance et les enquêtes des services de sécurité sur les campus universitaires canadiens.

1964 :

L'Union des associations des professeurs des universités de l’Ontario (UAPUO) est fondée.

La Fédération des associations des professeurs des universités du Québec (FAPUQ) est fondée, l’organisation précurseure de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU).

  • L’ACPPU apporte son aide financière et opérationnelle à la fondation de ces deux organisations, dans le but principal de faire pression sur les gouvernements provinciaux.

La Bourse commémorative J.H.-Stewart-Reid est créée en l’honneur du premier secrétaire général de l’ACPPU, décédé l’année précédente.

1965 :

Dans un rapport commandé par l’ACPPU, Daniel Soberman, professeur de droit à l’Université Queen’s, dénonce le manque de protection juridique accordée à la liberté académique et à la permanence au Canada. Il conclut que les associations pourraient remédier à cette situation si elles « négociaient avec l’administration universitaire pour conclure une entente uniforme en matière d’emploi et de permanence [...], à l’instar d’une convention collective dans l’industrie canadienne ».

1966 :

Le rapport Duff-Berdahl sur la gouvernance des universités canadiennes, rédigé par l’ACPPU et l’Association des universités et collèges du Canada, est publié. Le rapport établit le principe d’une gouvernance partagée ou bicamérale.

1968 :

Le Conseil de l’ACPPU inflige pour la première fois une sanction de blâme à un établissement. La sanction de blâme visant l’Université Simon Fraser est levée plus tard dans l’année, après que l’administration a accepté de mettre en œuvre des réformes de gouvernance.

1969 :

Le Conseil de l’ACPPU inflige une sanction de blâme à l’Université du Nouveau-Brunswick pour avoir licencié un professeur titulaire. Cette décision intervient après que la proposition du président de l’ACPPU, C.B. Macpherson, visant à soumettre l’affaire à un arbitre indépendant, a été rejetée par l’administration.

1970 :

L’Association des ingénieurs-professeurs en sciences appliquées de l’Université de Sherbrooke devient le premier syndicat de personnel académique accrédité au Canada.

L’ACPPU est constituée en société en vertu de la Loi sur les corporations canadiennes.

La College and Institutes Educators’ Association of BC (aujourd’hui la Federation of Post-Secondary Educators of BC) et la Fédération des associations de professeurs d’universités du Nouveau-Brunswick sont fondées.

1971 :

Le Conseil de l’ACPPU met sur pied un comité de négociation collective.

La Confederation of University Faculty Associations of British Columbia (CUFA-BC) est fondée.

Le personnel académique de l’Université du Québec à Montréal est le premier à faire grève au Canada.

1972 :

Les associations membres de la FAPUQ quittent l’ACPPU à la suite d’une tentative infructueuse visant à transformer l’organisation en une confédération d’associations provinciales.

1973 :

La Confederation of Alberta Faculty Associations (CAFA) est fondée.

La première association de personnel académique hors du Québec est accréditée au Notre Dame University College de Nelson, en Colombie-Britannique.

1974 :

L’ACPPU embauche pour la première fois du personnel professionnel spécialisé dans la négociation collective. Des bureaux régionaux ouvrent à Halifax et à Edmonton.

1976 :

L’ACPPU et la FAPUQ (aujourd’hui la FQPPU) signent un accord prévoyant une coopération entre les deux organisations.

L’ACPPU et la Fédération canadienne des sociétés de biologie créent le National Consortium of Educational and Scientific Associations (aujourd’hui le Consortium canadien pour la recherche ou CCR).

1977 :

Le Conseil de l’ACPPU crée le Fonds de la Caisse de défense de l’ACPPU afin d’offrir des prestations en cas de grève ou de lock-out aux syndicats membres. Cette initiative fait suite à une grève acharnée de quatre mois à l’Université Laval.

1979 :

La Fondation pour les réfugiés de l’ACPPU est créée, dans un premier temps pour venir en aide aux personnes fuyant le Vietnam.

  • La Fondation a soutenu des syndicalistes, des universitaires et leurs familles dans des pays tels que la Syrie, l’Afghanistan, l’Argentine, le Guatemala, la Colombie, l’Afrique du Sud et l’Iran.

La Caisse de défense des libertés civiles de l’ACPPU est créée pour promouvoir et défendre les libertés civiles et la liberté académique.

1984 :

L’ACPPU dévoile une proposition de loi nationale sur l’enseignement postsecondaire.

1986 :

L’ACPPU met sur pied un comité chargé d’examiner la gouvernance et la structure de l’organisation et de formuler des recommandations à ce sujet. Le rapport recommande la création d’une « coopérative de négociation collective » afin de permettre aux associations accréditées qui y adhèrent de bénéficier d’un soutien accru de la part de l’ACPPU en matière de négociation.

1988 :

La conférence des Learned Societies, qui devait se tenir à l’Université Memorial, est déplacée en raison de la sanction de blâme infligée par l’ACPPU à l’établissement.  L’Université Memorial faisait l’objet d’une sanction de blâme depuis 1978 pour avoir refusé de renouveler le contrat d’une professeure en travail social en raison de ses opinions politiques.

1991 :

La Cour suprême du Canada se prononce sur une affaire, portée devant elle par des membres du corps professoral soutenus par l’ACPPU, contestant la retraite obligatoire. La Cour confirme la constitutionnalité de la retraite obligatoire, mais le juge La Forest, s’exprimant au nom de la majorité, affirme que la liberté académique est nécessaire à la « recherche libre et sans crainte du savoir et à la propagation des idées », qui est « essentielle à notre pérennité en tant que démocratie vivante ».

1992 :

L’Alberta Colleges and Institutes Faculties Association (ACIFA) est fondée.

La Saskatchewan Association of University Teachers (aujourd'hui la Saskatchewan Organization of Faculty Associations, SOFA) est créée.

1993 :

L’Internationale de l’Éducation (IE) est fondée en tant que fédération syndicale mondiale. Cette organisation, dont l’ACPPU est membre, représente aujourd’hui 375 organisations de professeures et professeurs et de travailleuses et travailleurs de l’éducation dans 180 pays et territoires.

1994 :

La Fédération des associations des professeurs universitaires du Manitoba (FAPUM) est fondée.

1997 :

La Recommandation UNESCO/OIT concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur est adoptée. Le directeur général de l’ACPPU, Don Savage, et Pat Finn, de la Carleton University Academic Staff Association, ont été les principaux rédacteurs et rédactrices de la recommandation.

La Confédération des associations de professeurs des universités de la Nouvelle-Écosse (aujourd’hui l’Association of Nova Scotia University Teachers) est fondée.

2001 :

Le Syndicat national de l’ACPPU (SNACPPU) est fondé et s’affilie au Congrès du travail du Canada (CTC).

Le rapport du comité d’enquête de l’ACPPU sur l’affaire impliquant Nancy Olivieri, le Hospital for Sick Children, l’Université de Toronto et Apotex Inc. est publié. Ce rapport suscite un intérêt national en mettant en lumière de graves violations de l’éthique de la recherche et de la liberté académique.

Le Public Education Network – Réseau pour une éducation publique (PEN-RÉP) et la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles (CSILC) sont fondés en tant que coalitions nationales.

2003 :

L’ACPPU représente huit femmes universitaires qui contestent les inégalités au sein du Programme des chaires de recherche du Canada. Ces efforts aboutissent à un accord de règlement historique qui impose au programme de respecter des objectifs en matière d’équité et de diversité.

2008 :

Le Conseil de l’ACPPU inflige une sanction de blâme à l’Université des Premières Nations du Canada en raison de préoccupations liées à la gouvernance et à la liberté académique. Il s’agit de la première sanction de blâme infligée en 30 ans; elle n’est levée qu’après que l’Université a accepté de mettre en œuvre des réformes respectant la gouvernance collégiale.

2010 :

Le Comité de l’équité de l’ACPPU est créé en tant que comité permanent du Conseil.

2012 :

L’ACPPU critique la politique révisée de l’Association des universités et collèges du Canada sur la liberté académique, qui ignore l’expression intra-muros et extra-muros. De nouveaux efforts sont lancés pour renforcer les dispositions relatives à la liberté académique dans les conventions collectives.

2016 :

Des organisations de défense des intérêts, dont l’ACPPU et la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, obtiennent une augmentation de 50 % des bourses canadiennes pour étudiantes et étudiants.

2020 :

Le Conseil de l’ACPPU inflige une sanction de blâme à l’Université de Toronto pour avoir annulé une offre d’emploi faite à Valentina Azarova en raison de pressions présumées de la part d’un donateur. Cette sanction de blâme suscite l’attention et le soutien du monde entier. Six mois plus tard, le Conseil de l’ACPPU suspend la sanction de blâme après que l’Université a proposé à nouveau le poste à Mme Azarova.

2021 :

Les actions de plaidoyer de l’ACPPU aboutissent à un investissement fédéral de 121,3 M$ pour appuyer l’éducation postsecondaire dans la langue de la minorité à travers le Canada.

2024 :

Sous la pression de l’ACPPU et de ses associations membres, le gouvernement fédéral accepte d’exclure les établissements postsecondaires publics de la législation sur l’insolvabilité des entreprises.

Le budget fédéral répond à la demande de l’ACPPU en allouant 1,8 G$ supplémentaires sur cinq ans pour financer la recherche fondamentale par l’intermédiaire des trois organismes subventionnaires fédéraux.