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L’évaluation par indicateurs

L’évaluation par indicateurs

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Attention, disent des groupes d’enseignants américains : le recours grandissant à des indicateurs pour évaluer leur « producti­vité » menace la pérennité du système traditionnel d’évaluation par les pairs dans la prise de décisions d’embauche, de permanence et de promotion.

Des professeurs à temps plein de l’Université Rutgers ont protesté contre la décision de l’établissement d’engager par contrat Academic Analytics, une société privée ayant développé et fait breveter un algorithme pour évaluer le rendement individuel, le Faculty Scholarly Productivity Index (FSPI), soit l’indice de productivité savante du corps professoral.

« La plupart des professeurs ont déjà vu leur rendement évalué d’une manière ou d’une autre par des indicateurs, a sou­tenu l’American Association of University Professors (AAUP) dans un communiqué publié plus tôt cette année. Ce­pendant, il y a tout lieu de douter de l’utilité d’indicateurs pour octroyer la permanence ou une promotion, ou pour juger de questions comme l’embauche, la rémunération ou les conditions de travail. »

D’après la section de Rutgers de l’AAUP, le FSPI « empiéterait sur la liberté académique, l’évaluation par les pairs et la gouvernance collégiale en imposant ses propres critères, en privilégiant la recherche » et en « faisant totalement abstraction des autres activités du corps professoral, soit l’enseignement, le service et l’engagement civique ».

Au Canada, des universités et des collèges ont conclu dernièrement des contrats semblables avec des sociétés comme Scival et Faculty180. Dans chaque cas, des indicateurs de la productivité académique individuelle sont utilisés pour établir la note globale d’un programme ou d’un département en vue d’évaluer la qualité de la performance savante de l’unité.

« Le fait que les professeurs n’aient pas accès aux données est significatif, fait observer le directeur général de l’ACPPU, David Robinson. Seuls les cadres supérieurs peuvent les voir, et on ne permet pas toujours aux professeurs de vérifier si les données à la base de leur évaluation sont exactes. »

D’autres opposants ont soulevé des préoccupations quant à l’aptitude de la recherche quantitative à saisir complètement l’excellence en matière de recherche.

Dans un rapport récent, le Higher Education Funding Council for England exprime son « scepticisme » à l’égard des indicateurs et soutient que l’évaluation par les pairs devrait être la principale méthode d’évaluation de la qualité de la recherche. Il a également constaté que l’on peut « jouer » avec les indicateurs et qu’il est actuellement impossible d’évaluer les résultats ou les impacts d’une recherche à l’aide d’indicateurs seulement.

« Nous devons veiller à ce que les décisions de permanence, de promotion ou d’embauche ne soient pas seulement basées sur ces indicateurs », conclut M. Robinson.

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