Exposition aux risques dans les départements des beaux-arts des universités et des collègesLe corps étudiant et le personnel académique, technique et d’instruction des départements des beaux-arts sont souvent exposés à des substances dangereuses comme l’amiante, la silice, les produits chimiques, les vapeurs et la poussière dans le cadre de leurs activités de recherche, d’enseignement et d’apprentissage.
Au cours des dernières années, plusieurs départements des beaux-arts ont rapporté des cas de cancer chez les membres de leur personnel. Les départements de la photographie, en particulier, font partie des secteurs les plus touchés à cet égard, et les Centres de santé des travailleurs et des travailleuses de l’Ontario ont fourni un
document important (anglais seulement) sur l’éventail des produits chimiques utilisés, les dangers que ceux-ci présentent et les maladies qui y sont associées.
Les procédures de manipulation sécuritaire et les règlements régissant la santé et la sécurité au travail ne sont pas toujours connus ou respectés. Une ventilation appropriée devrait être assurée lorsque c’est nécessaire. Les personnes qui manipulent des produits dangereux, se trouvent à proximité de telles substances ou sont exposées à des vapeurs, à des gaz, à des émanations, à de la poussière ou à des résidus doivent suivre la formation exigée par la loi afin de se protéger elles-mêmes et de protéger leurs collègues, les étudiantes et étudiants ainsi que la collectivité.
Qu’est-ce que cela signifie pour le personnel académique?L’exposition potentielle à des substances nocives peut éventuellement occasionner une maladie professionnelle. Si vous avez étudié ou travaillé dans un département des beaux-arts, il se peut que vous ayez été exposé à des substances présentant un risque élevé. Ces dernières années, des travaux de rénovation et d’entretien peuvent avoir accentué les risques à cet égard en soulevant de la poussière dangereuse.
La plupart des médecins n’ont pas reçu de formation dans le domaine des maladies professionnelles, de sorte que celles-ci font souvent l’objet d’un mauvais diagnostic, ce qui retarde leur dépistage et leur traitement.
Que devrais-je faire?Vous pouvez faire plusieurs choses. D’abord, communiquez avec le comité mixte de santé et sécurité (CMSS) de votre lieu de travail afin de vous assurer que les risques sont décelés et que des mesures préventives et une intervention sont prévues.
- Assurez-vous d’avoir suivi la formation sur le Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) et une formation particulière pour chacun des dangers auxquels vous êtes exposés.
- Adressez-vous au membre du CMSS de votre association pour obtenir de l’aide en ce qui concerne la détermination des risques et connaître les exigences législatives en matière d’utilisation de produits dangereux, de formation à cet égard et de prévention des risques liés à l’exposition à de telles substances.
- Demandez au membre du CMSS de votre association si l’employeur fait des recherches sur les expositions possibles du personnel, qu’elles soient actuelles ou passées.
- Relevez les endroits où vous avez travaillé (département, bâtiment, université) et la période pendant laquelle vous y avez oeuvré et précisez le danger auquel vous pensez avoir pu être exposé.
- Remettez à votre médecin de famille la lettre de l’ACPPU aux médecins et veillez à ce qu’elle soit conservée dans votre dossier à titre de référence au moment de vos examens annuels ou à d’autres visites.
- Demandez à votre association de communiquer avec l’ACPPU pour obtenir des conseils et de l’aide en vue d’offrir de la formation aux membres.
- Contribuez à la base de données nationale de l’ACPPU sur les maladies aux départements des beaux-arts.
Base de données nationale de l’ACPPU sur les maladies aux départements des beaux-artsNotre Service de la santé et de la sécurité travaille présentement à la conception d’une base de données nationale afin de recueillir de l’information sur les taux de maladie et de mortalité au sein des associations membres de l’ACPPU relativement à l’exposition aux risques et à la maladie dans les départements des beaux-arts.
Il n’existe aucune base de données centrale qui rassemble de telles statistiques pour le corps professoral des universités et des collèges au Canada. Sans recueil de ce genre, il n’est possible d’avoir accès qu’à des rapports sporadiques et sans portée générale qui ne rendent pas compte des taux précédents de maladie et de décès.
Il est crucial de commencer à compiler des données dès maintenant, pendant que les personnes touchées directement ou indirectement peuvent encore fournir des renseignements pouvant contribuer au projet. Il est également primordial d’effectuer un travail préparatoire au cas où la maladie existerait à l’état latent chez les personnes ayant été exposées pendant une longue période.
Le travail ainsi accompli donnera à l’ACPPU et à ses associations membres le temps d’élaborer des stratégies et des politiques en ce qui concerne la façon de traiter cette question au fur et à mesure de son évolution. Il devrait aussi permettre de découvrir les taux réels de maladie et de mortalité des années antérieures.
La base de données comprendrait les statistiques connues et futures et fournirait de l’information qui servirait aux fins suivantes :
1. la mise en place par le CMSS de pratiques plus sécuritaires en milieu de travail;
2. l’obtention de l’indemnisation gouvernementale des accidentés du travail pour les membres et leur famille;
3. les négociations collectives et les griefs en matière de sécurité;
4. la prestation d’aide par les agents professionnels des associations en ce qui concerne les programmes de congés de maladie et d’adaptation en milieu de travail.
Un
formulaire a été conçu pour faciliter le processus de collecte de données. Tous les renseignements fournis demeureront confidentiels : à cette fin, chaque membre touché d’une association ou le membre concerné de la famille d’une telle personne se verra attribuer un numéro.
Il est essentiel que les membres du corps professoral participent au programme, car les statistiques recueillies non seulement seront utiles aux fins énumérées ci-dessus, mais aussi permettront aux personnes concernées de recevoir un diagnostic rapide et un traitement approprié.
Le formulaire doit être renvoyé au Service de la santé et de la sécurité au travail de l’ACPPU, au 2705 de la promenade Queensview, Ottawa (Ontario) K2B 8K2.Pour obtenir davantage d’information, veuillez vous adresser à
Laura Lozanski ou composer le 613-820-2270.