Association canadienne des professeures et professeurs d'université

 

Enjeux et campagnes
Déclaration de l’ACPPU sur la journée du 6 décembre

La violence à l’égard des femmes et des filles ne concerne pas uniquement celles-ci; elle est l’affaire de toute la société. Elle est, dans le monde entier, la plus fréquente et la plus persistante des violations des droits de la personne, et le Canada ne fait pas exception. Plus de la moitié des Canadiennes en seront victimes à un moment donné de leur vie.

Plus de vingt ans après les événements du 6 décembre 1989, le gouvernement fédéral n’a toujours pas mis en place un plan d’action national visant à mettre un terme à la violence faite aux femmes et aux filles. Au lieu de cela, le gouvernement conservateur s’est employé à affaiblir le contrôle des armes à feu. La semaine dernière, pour une troisième fois depuis 2006, le gouvernement a annoncé le report jusqu’en 2012 de la mise en application du règlement sur le marquage des armes à feu auquel le service de police peut recourir afin de localiser rapidement les armes ayant été utilisées pour commettre des crimes.

Au lieu d’appuyer des initiatives propres à mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles, le gouvernement fédéral s’est retiré du financement d’organismes qui militent en faveur des personnes vulnérables. Les coupures dans le financement relativement à l’initiative « Sœurs par l’esprit » de l’Association des femmes autochtones du Canada constituent un exemple récent; il s’agit d’une banque de données complète servant à retrouver les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Le 6 décembre, nous devons non seulement commémorer la mémoire des femmes qui ont été assassinées à l’École Polytechnique de Montréal, mais aussi réaffirmer notre détermination à tenir le gouvernement fédéral responsable et à exiger que le Canada devienne un endroit où tout le monde sans exception peut mener une vie saine et à l’abri du danger.