Une délégation représentant les syndicats des pays du G20 présentera, le 18 juin à Ottawa, un message au premier ministre Stephen Harper à l’intention des dirigeants du G20 qui se réuniront en Ontario à la fin du mois.
Ce message, exposé dans une
déclaration rendue publique cette semaine, met en garde les gouvernements des pays du G20 contre les risques sérieux liés à une mise en œuvre prématurée des plans de rigueur budgétaires à travers les économies du G20, qui pourrait plonger l’économie mondiale dans une récession.
Nous faisons face à la plus grave crise de l’emploi depuis la crise des années 30, préviennent les dirigeants syndicaux, et la reprise est hésitante, fragile et partielle.
« Les mesures d’austérité ne feront qu’affaiblir, si ce n’est tuer la croissance. Les dirigeants du G20 ne doivent pas permettre aux marchés obligataires de dicter les politiques économiques. »
Les syndicats appellent les dirigeants du G20 à respecter l’engagement pris au sommet de Pittsburgh de « placer l’emploi de qualité au cœur de la relance » en misant sur la création d’emplois pour soutenir la reprise et réduire éventuellement les déficits publics.
Ils insistent également sur la nécessité pour les dirigeants du G20 de réinvestir dans les services publics, dont l’éducation, et de s’engager sur la voie de la fiscalité progressive génératrice de recettes publiques, entre autres en instaurant une taxe sur les transactions financières internationales comme moyen de rétablir les équilibres des comptes publics.
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