(Ottawa, le 2 juin 2010) L’organisme qui représente plus de 65 000 professeures et professeurs de 122 universités et collèges au Canada se réjouit de l’annonce d’un financement supplémentaire de quatre millions de dollars pour l’Université des Premières nations du Canada, faite aujourd’hui par le gouvernement fédéral. Toutefois, l’ACPPU soutient qu’un engagement à garantir un financement de base à long terme est essentiel pour assurer la survie de l’établissement.
Le ministre des Affaires indiennes et du Nord Canadien, Chuck Strahl, a annoncé aujourd’hui que le financement de « transition » sera fourni par l’entremise du Programme d'aide aux étudiants indiens (PAEI).
« Nous sommes heureux que le gouvernement fédéral soit intervenu en accordant un financement suffisant pour assurer la survie de cet établissement vital, du moins jusqu’au 31 mars 2011 », a déclaré le directeur général de l’ACPPU, James Turk.
« Pour assurer un véritable avenir à l’Université des Premières nations, il faut que le gouvernement fédéral ait la volonté de rétablir le financement de base à long terme, soutient M. Turk. C’est le seul moyen. Aucune université ne peut survivre avec un financement à court terme, car il ne permet ni à l’établissement, ni au personnel enseignant, ni à la population étudiante de faire des plans. »
« Il est tout simplement impossible de garantir des programmes d’une durée de quatre ans quand vous ne savez même pas quel financement vous recevrez d’une année à l’autre », a-t-il ajouté.
M. Turk s’est dit déçu d’apprendre que, malgré l’annonce d’aujourd’hui, un nombre considérable de mises à pied se poursuivront.
Ce printemps, plus de 2 000 universitaires ont signé une lettre ouverte, diffusée par l’ACPPU, exhortant le gouvernement fédéral à rétablir intégralement le financement de l’université.