Association canadienne des professeures et professeurs d'université

 

Enjeux et campagnes
Le gouvernement fédéral doit engager des fonds dès maintenant pour mettre fin à l’incertitude dans laquelle est plongée l’Université des Premières nations du Canada et ses étudiants

(Ottawa, le 7 mai 2010) L’organisme qui représente plus de 65 000 professeures et professeurs de 122 universités et collèges au Canada exhorte à nouveau le gouvernement fédéral à rétablir entièrement un financement durable pour l’Université des Premières nations du Canada.

Jusqu’à présent, le gouvernement fédéral ne s’est engagé qu’à une seule injection de trois millions de dollars par l’entremise du Programme d'aide aux étudiants indiens (PAEI) et n’a pas encore répondu à la demande de 4,2 millions de dollars supplémentaires adressée au programme.

Cette semaine, l’Université a annoncé qu’elle fermait et liquidait le campus de Saskatoon en raison de l’incertitude financière. Elle a commencé à envoyer des avis de mise à pied au personnel de tous ses campus.
 
« L’attente et le doute ont des conséquences dévastatrices sur le personnel enseignant et la population étudiante. Il faut absolument que le gouvernement agisse promptement pour résoudre cette crise », déclare James L. Turk, directeur général de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU).

M. Turk affirme que le revirement des discussions qui sont passées d’un financement durable à long terme à un financement à court terme par l’entremise du PAEI l’inquiète.

« La première chose à faire est de mettre fin à cette crise à court terme et de garder l’Université ouverte grâce aux 4,2 millions de dollars du gouvernement », soutient-il.

« La prochaine étape cruciale sera d’assurer que tous les paliers en cause, la Federation of Saskatchewan Indian Nations, le gouvernement de la Saskatchewan et l’administration fédérale, cessent de discuter de modèles de financement à court terme pour se concentrer sur la viabilité à long terme de cet établissement unique », précise M. Turk.

« Si le gouvernement fédéral ne promet pas de soutien financier durable à long terme, je crains que la seule université canadienne des Premières nations ne soit obligée de réduire davantage ses programmes et qu’elle ne devienne un établissement de formation ou un Département des études autochtones de l’Université de Regina », poursuit-il.

« Aucune université canadienne, ajoute-t-il, n’est financée au moyen de fonds destinés à des projets à court terme. Il est impossible de garantir des programmes d’une durée de quatre ans quand vous ne savez même pas quel financement vous recevrez d’une année à l’autre. »