Association canadienne des professeures et professeurs d'université

 

Enjeux et campagnes
Le gouvernement de la Saskatchewan doit assurer une transition sans heurt des étudiants et du personnel de l’UPNC vers d’autres établissements

(Le 4 février 2010) L’ACPPU demande vivement au ministre de l’Éducation supérieure de la Saskatchewan, Rob Norris, de prendre les dispositions nécessaires pour faciliter la transition de la population étudiante, du corps professoral et du personnel de l’Université des Premières nations du Canada (UPNC) vers d’autres établissements postsecondaires de la province.

L’appel lancé cette semaine par l’ACPPU dans une lettre au ministre Norris fait suite à l’annonce que le gouvernement provincial mettait fin au financement de l’UPNC en raison des problèmes de gouvernance qui affligent l’établissement depuis des années.

L’ACPPU, le personnel et les étudiants exhortent depuis longtemps la Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan, l’organe directeur de l’université, de mettre en œuvre les changements à la structure de gouvernance recommandés en novembre 2005 par le groupe de travail de la fédération – une décision que cette dernière a toujours refusé de prendre.

La décision de la province place l’université, tout comme ses étudiants, ses professeurs et son personnel, dans une situation incertaine.

« Il incombe au gouvernement de la Saskatchewan de veiller à ce que d’autres établissements postsecondaires puissent accueillir les étudiants et les membres du personnel touchés », a déclaré le directeur général de l’ACPPU, James Turk.

« Des engagements ont été pris envers les étudiants concernant leurs programmes d’études, mais rien n’a été dit au sujet des membres du corps professoral et du personnel qui ont tout fait au cours des cinq dernières années pour assurer une bonne éducation aux étudiants malgré les problèmes attribuables à la direction et au conseil d’administration de l’université. »

« Permettre que ces éducateurs dévoués soient écartés serait immoral et causerait une perte de ressources éducatives précieuses », a ajouté James Turk.

L’ACPPU a sollicité une rencontre avec le ministre afin de discuter de la suite des événements.