Association canadienne des professeures et professeurs d'université

 

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La hausse des droits de scolarité accroît l’endettement de la population étudiante

(Le 29 janvier 2010) Une étude de Statistique Canada rendue publique aujourd’hui révèle que la hausse des droits de scolarité a relevé le niveau d’endettement des étudiants et étudiantes.

Selon cette étude, 57 p. 100 des personnes qui ont reçu leur diplôme en 2005 avaient contracté un prêt étudiant pour payer leurs études postsecondaires, contre 49 p. 100 10 ans auparavant. Au cours de la même décennie, la dette étudiante moyenne au moment de la collation des grades est passée de 15 200 $ à 18 800 $.

L’étude a également révélé qu’au moment de recevoir leur diplôme, 27 p. 100 des emprunteuses et emprunteurs avaient accumulé une dette de 25 000 $ ou plus, contre 17 p. 100 en 1995.

« L’augmentation importante des droits de scolarité a obligé de nombreuses personnes à contracter une lourde dette », a déclaré Katherine Giroux-Bougard, présidente nationale de la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants. (FCEE). « Faire porter à une génération d’étudiants et d’étudiantes le fardeau que représentent des milliards de dollars de dettes aura des répercussions étendues sur l’économie canadienne et sur l’égalité socio-économique. »

Toujours selon l’étude de Statistique Canada, les emprunteuses et emprunteurs sont peu susceptibles d’avoir des économies et d’être propriétaires de leur propre maison une fois leurs études terminées. Les diplômés et diplômées universitaires semblent aussi détenir des actifs et jouir d’un avoir net inférieurs à ceux de leurs pairs qui n’ont jamais contracté de prêt étudiant.

« Malgré certaines améliorations observées au chapitre de l’aide financière, les étudiants et étudiantes s’endettent de plus en plus, a expliqué Mme Katherine Giroux Bougard. Pour résoudre ce problème d’endettement, il faut adopter une stratégie nationale visant à réduire les droits de scolarité. »

L’ACPPU et la FCEE ont fait valoir la nécessité d’adopter une loi sur l’enseignement postsecondaire qui contrôlerait et réduirait les droits de scolarité au moyen de lignes directrices sur les transferts consentis aux provinces au titre de l’enseignement postsecondaire et par l’augmentation du financement fédéral des collèges et des universités.