(Le 13 août 2009) L’ACPPU condamne vivement la répression brutale contre les étudiants et les membres du personnel qui manifestent sur le campus de l’Université autonome nationale du Honduras à Tegucigalpa.
Selon des
rapports, les convois de la police anti-émeute, avec leurs canons à eau et leurs tirs de gaz lacrymogène, ont pris d’assaut le campus de l’université pour disperser les 3 000 manifestants qui proclamaient leur soutien au président Manuel Zelaya destitué depuis le coup d’État du 28 juin dernier.
Un grand nombre de manifestants auraient été brutalisés par la police. La rectrice de l’université, Julieta Castellanos, a été poussée au sol et violemment battue par les policiers anti-émeute au moment où elle tentait de s’interposer entre les deux camps.
L’
Internationale de l’Éducation rapporte que les opérations de répression ont jusqu’ici visé en grande partie les dirigeants des syndicats d’enseignants. L’instituteur du primaire Roger Abraham Vallejo, 38 ans, membre d’un syndicat, a été abattu d’une balle dans la tête le 30 juillet au cours d’une manifestation. Un autre syndicaliste, Martín Florencio Rivera, est décédé après avoir été poignardé 27 fois en quittant la veillée funèbre à la mémoire de Vallejo. Saturnino Sanchez, président d’un des syndicats d’enseignants au Honduras, a été victime de sévères violences physiques.
L’ACPPU se déclare solidaire des étudiants et des enseignants du Honduras et appelle les autorités de ce pays à mettre fin immédiatement à la répression violente des manifestants, à respecter et à confirmer les libertés civiles et à rétablir la gouvernance démocratique.