(Le 11 octobre 2008) Statistique Canada
a annoncé que malgré les récentes augmentations des crédits fédéraux au titre de l’éducation postsecondaire, les étudiants inscrits à temps plein à un programme de premier cycle paient cette année 3,6 % de plus en moyenne pour leurs frais de scolarité.
Dans l’ensemble, les frais moyens des programmes de premier cycle s’élèvent à 4 724 $. Les étudiants du Québec font face à la plus forte augmentation (5,4 %) et ceux de l’Ontario et de l’Alberta subissent des hausses de 4,7 %. Malgré une légère baisse des frais enregistrée en Nouvelle-Écosse, les étudiants de cette province paient toujours les frais de scolarité les plus élevés au pays (5 924 $). L’Ontario est la deuxième province où les frais sont les plus élevés (5 643 $), tandis que les étudiants de Terre-Neuve-et-Labrador ne paient que 2 632 $.
« Le fait que les étudiants confrontés à des hausses considérables des frais de scolarité soient si nombreux accentue la nécessité pour les gouvernements fédéral et provinciaux de collaborer à la réduction des coûts », a déclaré la présidente de l’ACPPU, Penni Stewart. « Nous devons veiller à ce que les fonds fédéraux transférés aux provinces pour l’éducation postsecondaire soient bel et bien affectés à ce titre. »
Un
sondage réalisé en mai dernier pour le compte de l’ACPPU et de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants a révélé que huit Canadiens sur dix étaient favorables à un gel ou à une baisse des frais de scolarité dans les universités et les collèges.