Association canadienne des professeures et professeurs d'université

 

Enjeux et campagnes
Déclaration de l’ACPPU sur la Journée internationale de la femme

(Le dimanche 8 mars 2009) Le 8 mars, l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université se joint à tous nos frères et nos sœurs dans l’ensemble du Canada pour célébrer les réalisations des militantes canadiennes qui continuent de se battre pour une société plus équitable.

La lutte que nous livrons pour atteindre l’égalité est plus importante que jamais. Nous sommes témoins depuis plusieurs années de l’érosion de l’engagement du gouvernement fédéral et de sa détermination à garantir aux Canadiennes les droits politiques, sociaux et économiques qui sont les leurs. Et aujourd’hui la situation ne pourrait être plus claire. Les priorités définies dans le budget fédéral de 2009 ne tiennent aucunement compte de l’apport des femmes à l’économie de notre pays. Le refus du premier ministre Harper d’affecter des fonds aux services de garde d’enfants, l’élimination de l’équité salariale dans le secteur public et les modifications au régime d’assurance-emploi qui désavantagent la plupart des femmes qui travaillent sont autant de menaces à des gains durement acquis et que nous devons dénoncer avec le plus de force possible.

Les périodes de ralentissement économique ont des répercussions disproportionnées sur les femmes. La pénurie de services de garde, la main-d’œuvre précaire et les faibles salaires rendent depuis beaucoup trop longtemps les femmes vulnérables sur le plan économique. Les membres des groupes racialisés, les peuples autochtones et les personnes handicapées continuent d’être marginalisés et sous-représentés dans le secteur de l’éducation supérieure. Dans un effort concerté, nous devons exiger du gouvernement fédéral qu’il accorde une priorité à la sécurité économique et à l’équité pour les femmes.