La violence à l’égard des femmes et des filles ne concerne pas uniquement celles-ci; elle est l’affaire de toute la société. Elle est, dans le monde entier, la plus fréquente et la plus persistante des violations des droits de la personne, et le Canada ne fait pas exception. Plus de la moitié des Canadiennes en seront victimes à un moment donné de leur vie.
Pourtant, au moment où nous marquons le 20
e anniversaire du 6 décembre 1989, le gouvernement fédéral conservateur n’a toujours pas mis en place de plan d’action national visant à mettre un terme à la violence faite aux femmes et aux filles, et il continue d’être insensible à la réalité économique, sociale et politique que vivent les Canadiennes.
Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement conservateur a démantelé Condition féminine Canada, éliminé le financement accordé aux organismes de défense des femmes et mis fin au programme universel de services de garde à l’enfance. Et dernièrement, il a annoncé qu’il entendait faire marche arrière en matière d'équité salariale alors que bon nombre de femmes gagnent encore en moyenne 71 cents par dollar que gagnent les hommes.
Le 6 décembre, nous devons non seulement commémorer la mémoire des femmes qui ont été assassinées à l’École Polytechnique de Montréal, mais aussi réaffirmer notre détermination à pousser le gouvernement Harper à revenir sur ses décisions et à bâtir une société où tout le monde sans exception peut mener une vie saine et à l’abri du danger.