Association canadienne des professeures et professeurs d'université

 

Enjeux et campagnes
Base de données nationale de l’ACPPU sur les maladies liées à l’amiante

En novembre 2004, l'ACPPU a lancé une campagne nationale anti-amiante pour sensibiliser ses associations membres aux dangers associés à l'exposition aux produits d'amiante en milieu de travail.

Au cours des 18 derniers mois, il est apparu évident qu'il n’existait aucun mécanisme pour recueillir des données sur les membres du personnel enseignant victimes de maladies professionnelles liés à l'amiante ou décédés à la suite de telles maladies. En vue de remédier à la situation, le Service de la santé et de la sécurité de l'ACPPU a mis en place une base de données dans laquelle sont compilées les statistiques vitales sur les cas d'exposition à l'amiante qui sont produites en toute confidentialité à partir des renseignements fournis par les membres ou leurs survivants.

Pourquoi la réalisation de ce projet est-elle si importante?

Si au Canada l'amiante est considérée comme une substance réglementée et carcinogène, elle reste néanmoins souvent mal diagnostiquée et sous-déclarée en tant que maladie professionnelle. Une telle déficience a non seulement eu des conséquences dévastatrices pour les victimes, mais a aussi empêché d'établir des modèles de sécurité et de prévention efficaces en milieu de travail. Il est impérieux que les universités et les collèges canadiens comprennent toute la gravité du danger que représentent les piètres pratiques d'hygiène du travail et l'information erronée concernant l'amiante. Une des façons d'y arriver est de documenter la fréquence des maladies liées à l'amiante chez les anciens employés et étudiants des universités et collèges canadiens.

Il est fort probable que le monde enregistrera d'ici cinq ans une augmentation fulgurante du nombre de cas de mésothéliome. Ce type de cancer fatal causé par l'exposition à l'amiante, tout comme la plupart des autres maladies liées à l'amiante, a une longue période de « latence », c’est-à-dire le temps qui s'écoule entre l’exposition à la substance et le moment où la maladie se déclare. Dans le cas des affections liées à l’amiante, cette période de latence varie, mais celle du mésothéliome dure généralement de 30 à 40 années.

Le long intervalle qui sépare l'exposition à l'amiante et l'apparition de la maladie est souvent la raison qui empêche les gens de déceler le rapport entre les deux. C'est pourquoi l'ACPPU, de concert avec un grand nombre d'autres organisations et de syndicats, cherche à mettre cette connexion en évidence et à établir un plan d'action à la mesure de cette réalité.

À quoi servira cette base de données?

La base de données compilera les statistiques qui permettront de documenter l'étendue du problème, de justifier l'apport d'une plus grande protection aux employés et aux étudiants actuels, d'aider à produire, s’il y a lieu, des réclamations d’indemnité aux commissions des accidents du travail et d'aider les associations de personnel académique à administrer les programmes de congé de maladie et d’adaptation en milieu de travail en tenant compte des besoins des membres affectés. Une plus grande prise de conscience des dangers peut également se traduire par un diagnostic et un traitement plus précoces.

Votre participation est essentielle

L'ACPPU vous encourage à participer à l'établissement de la base de données nationale sur les maladies liées à l'amiante. Si vous-même ou un membre de votre famille êtes atteint ou a déjà été atteint d'une telle maladie, veuillez remplir le formulaire confidentiel.

Si vous connaissez un(e) collègue, un(e) employé(e) ou un(e) ancien(ne) étudiant(e) qui est ou a déjà été victime d'une maladie liée à l'amiante, veuillez signaler la base de données à son attention ou à celle d'un membre survivant de sa famille.

Consultez les liens ci-après pour obtenir tous les renseignements utiles. Pour en savoir davantage, communiquez directement avec le Service de la santé et de la sécurité de l'ACPPU.

La confidentialité des participants sera préservée. Les données recueillies ne serviront qu'à des fins statistiques.

Les participants non membres de l'ACPPU

Les personnes non membres de l'ACPPU qui travaillent ou qui ont déjà travaillé dans une université ou un collège canadien sont également invitées à participer à la réalisation de la base de données. Les renseignements concernant les travailleurs ou travailleuses syndiqué(e)s peuvent, sous réserve de leur autorisation, être communiqués à leur syndicat.

Ressources