Une définition très complète de la liberté académique est énoncée dans la déclaration que la Conférence générale de l'UNESCO a adoptée en 1997 comme politique officielle et qui s'intitule la Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de l'enseignement supérieur. Le Canada a vigoureusement appuyé l'adoption de la politique. Aux discussions de l'UNESCO sur l'éducation, le Canada est représenté non pas par le gouvernement fédéral, mais par un délégué nommé par le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada. Dans le cas de la Recommandation, ce fut le ministre de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse, l'honorable Robert Harrison. Il a parlé en faveur de la Recommandation et a voté son adoption. L'ACPPU a grandement participé à l'élaboration de la politique.
La Recommandation n'est pas une convention et, par conséquent, ne lie pas légalement le Canada et les autres pays qui l'ont appuyée. Toutefois, elle révèle un consensus international sur la signification de la liberté universitaire qui peut être invoquée, et l'a été, dans les arbitrages au Canada pour définir et augmenter les renvois à la liberté universitaire dans les documents à l'échelle locale ainsi que les responsabilités qui sont raisonnablement requises du corps professoral. Elle traite également du lien entre la liberté universitaire et la direction autonome et collégiale.
L'UNESCO et l'Organisation internationale du travail administrent conjointement la Recommandation.
Le texte peut être consulté en français, anglais, espagnol, russe, chinois, et arabe à l'adresse suivante :
http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=13144&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html