1
Toute méthode établie par l’administration ou l’instance supérieure de l’établissement pour évaluer la qualité de l’enseignement, y compris tout projet d’utiliser des questionnaires anonymes pour les étudiants, devrait recevoir l’accord de l’association de personnel académique ou avoir été négociée avec elle, et devrait être ajoutée à la convention collective ou au guide du personnel académique. Lorsqu’elles négocient l’utilisation de ces questionnaires, les associations de personnel académique devraient tenir compte du fait que l’évaluation anonyme par les étudiants peut servir à transmettre des idées préconçues et populaires, des attentes et des préjugés qui sont défavorables, par exemple, aux femmes et aux membres des minorités visibles. Une telle méthode devrait être juste et comprendre une procédure au moyen de laquelle un membre du personnel académique pourra faire des observations sur les différentes évaluations et contester les décisions prises sur la foi des résultats de ces évaluations. Les associations de personnel académique devraient offrir à leurs membres des services d’experts-conseils pour les aider à étudier leurs résultats. Elles devraient également aider les membres qui sont victimes d’un mauvais usage des résultats.
2
Les méthodes d’évaluation de l’enseignement devraient tenir compte de toutes les sources d’information pertinentes sur la qualité de l’enseignement. On ne devrait jamais se fier à l’évaluation anonyme par les étudiants comme la principale mesure de l’efficacité de l’enseignement. Il faudrait plutôt encourager l’utilisation systématique du dossier d’enseignement. À moins qu’ils n’aient fait l’objet des négociations mentionnées à l’article 1, les résultats de l’évaluation anonyme par les étudiants ne devraient être versés dans ce dossier qu’avec le consentement du membre du personnel académique.
3
Il ne faudrait ni qualifier ni décrire les sondages d’opinion des étudiants sur l’enseignement comme des instruments servant à en mesurer l’efficacité. Bien que les étudiants soient très bien placés pour commenter ce qui se passe dans la salle de cours, ils ne sont pas en position d’évaluer tous les éléments d’un enseignement efficace.
4
Les établissements postsecondaires qui considèrent les résultats des évaluations par les étudiants comme un élément du dossier confidentiel et personnel de la personne concernée devraient accorder à ces résultats le même degré de protection qu’aux dossiers scolaires des étudiants. Dans les cas où les commentaires des étudiants et (ou) les résultats des évaluations sont publiés, ils ne devraient pas être versés au dossier personnel de la personne concernée.
5
Dans les cas où les associations étudiantes effectuent des enquêtes anonymes et publient les résultats pour aider les étudiants à choisir leurs cours, les membres du personnel académique devraient être libres de participer à ces enquêtes et ne devraient pas subir de sanctions directes ou indirectes s’ils refusent de le faire. L’administration des établissements postsecondaires ne devrait pas se servir de ces évaluations comme méthode d’évaluation de la qualité de l’enseignement.
Approuvé par le Conseil de l’ACPPU, novembre 2006.
Note