(Toronto, le 3 novembre 2011) Cet après-midi à l’Université York, le professeur Jon Thompson a appelé la communauté académique à former des coalitions pour faire échec aux tendances anti-démocratiques qui menacent la liberté d’expression et la liberté académique dans les universités canadiennes.
Dans son rapport intitulé
No Debate: the Israel Lobby and free speech at Canadian universities, Jon Thompson conclut qu’il y a eu ingérence indue de la part du gouvernement et d’organisations pro-israéliennes dans la planification d’une conférence de droit sur la qualité d’État d’Israël et de la Palestine.
« Il ne s’agissait pas d’un événement antisémite, contrairement aux accusations lancées par des groupes de l’extérieur », affirme Jon Thompson. « Les faits établis par cette enquête font ressortir le besoin urgent d’un dialogue international sur la liberté académique dans le climat politique actuel. »
Le professeur recommande que le corps professoral de l’Université York veille à ce que la liberté académique soit solidement encadrée par des mesures de protection et, tout particulièrement, que ces mesures soient renforcées pour le personnel académique en poste à l’École de droit Osgoode Hall. En outre, il appelle les associations de personnel académique et les organisations de la société civile à former de grandes coalitions et il préconise la tenue d’une conférence internationale sur l’ingérence politique et la liberté académique.
« Cet ouvrage apporte des preuves alarmantes démontrant à quel point des intervenants extérieurs cherchent à étouffer le débat dans les universités canadiennes », explique le directeur général de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université, James L. Turk. « Il faut absolument que la communauté académique se penche sur ces recommandations et prenne des mesures musclées pour assurer le renforcement de la liberté académique. »