(Ottawa, le 16 septembre 2011) Une enquête récente de
Statistique Canada révèle que les droits de scolarité payés par les étudiants canadiens inscrits à un programme de premier cycle ont augmenté de 4,3 % pour l’année universitaire 2011-2012, comparativement à un taux d’inflation de 2,7 % seulement pour la même période.
Terre-Neuve-et-Labrador n’a enregistré aucune hausse (les frais étant gelés depuis 2003-2004), alors que l’Ontario a connu la plus forte augmentation.
À l’échelle nationale, les frais de scolarité moyens pour les étudiants canadiens de premier cycle sont de 5 366 $. Quant aux étudiants étrangers, ils doivent débourser en moyenne 17 571 $.
« Les frais de scolarité ont atteint des niveaux plus élevés que jamais », a déclaré Roxanne Dubois, la présidente nationale de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. « Ils représentent le principal obstacle à l’accès à l’éducation postsecondaire. »
Selon le rapport, les étudiants inscrits à un programme de deuxième ou de troisième cycle ont payé en moyenne 5 599 $ en frais de scolarité en 2011-2012, en hausse de 3,7 %.
Les droits de scolarité constituent la plus importante dépense pour la plupart des étudiants des collèges et universités, et ils augmentent plus vite que tous les autres coûts auxquels ceux-ci doivent faire face, et beaucoup plus vite que l’inflation.
D’après un récent sondage réalisé par la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE) et l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU), 83 % des Canadiens sont favorables à l’abaissement ou au gel des frais de scolarité.
La FCEE et l’ACPPU réclament depuis longtemps l’adoption d’une
loi fédérale sur l’éducation postsecondaire qui régirait le transfert des fonds aux provinces au titre de l’enseignement postsecondaire, assurerait la responsabilisation et créerait des normes nationales de qualité et d’accessibilité pour les universités et les collèges du Canada.