De nos jours, les ententes commerciales internationales impliquent bien plus qu'un simple échange de biens entre des pays. Ces ententes sont maintenant régies par des règles complexes en matière d'investissements, de propriété intellectuelle, ainsi que par des réglementations nationales et des services, dont les services éducatifs.
Les négociations présentement en cours en vertu de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS) et de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) pourraient avoir un impact important sur l'enseignement postsecondaire au Canada. L'AGCS et la ZLEA ont une portée absolue et constituent un risque pour pratiquement toutes les mesures du gouvernement. Par conséquent, ces accords sont essentiellement hostiles pour des services publics comme l'éducation.
Notre position
L'ACPPU joue un rôle de chef de file dans l'observation des négociations commerciales continues en plus d'exercer des pressions auprès du gouvernement fédéral afin qu'il ne prenne ou ne cherche quelque engagement que ce soit en matière d'éducation. L'ACPPU collabore également avec des partenaires au Canada et à l'étranger dans le but d'élaborer des alternatives pratiques aux accords commerciaux actuels. Nous croyons qu'aucun pays ne puisse ou ne doive s'isoler économiquement du reste du monde. Cependant, cela ne signifie pas que l'approche actuelle pour la mondialisation - en vertu de laquelle on considère l'éducation comme une denrée parmi tant d'autres - constitue la seule ou la meilleure forme de coopération à l'échelle mondiale.