Le système canadien d'enseignement postsecondaire a fait les frais d'une baisse abrupte du financement public. Par conséquent, les frais de scolarité ont augmenté en flèche, réduisant ainsi le nombre de professeurs et professeures à temps plein, augmentant le nombre d'élèves dans les classes, éliminant certains des cours offerts, diminuant le nombre d'ouvrages dans les bibliothèques et entraînant un dépérissement des infrastructures.
L'ACPPU exerce activement des pressions auprès du gouvernement fédéral afin qu'on augmente les transferts en espèces aux provinces et qu'on instaure un fonds autonome distinct pour l'enseignement postsecondaire. Ce fonds équivaudrait à 0,5 % du PIB. Il serait régi par une Loi sur l'enseignement postsecondaire dans laquelle on définirait les responsabilités des gouvernements fédéral et provinciaux, en plus d'établir des directives et des principes à l'échelle nationale et de garantir un financement fédéral stable et à long terme.