| La nouvelle réforme de l’assurance-emploi sera lourde de conséquences pour le personnel académique contractuel |
| (Le 10 janvier 2013)
- Les changements apportés aux règles du programme d’assurance-emploi en vigueur depuis le début janvier pénaliseront les travailleurs saisonniers et temporaires, dont les membres du personnel académique contractuel. « Dans un environnement de travail précaire où la disponibilité fluctuante des postes est une réalité inquiétante, les contractuels sont nombreux à devoir recourir aux prestations d’assurance-emploi durant les mois d’été », souligne M. Turk. En vertu des nouvelles règles, les prestataires dits « fréquents » seront obligés d’accepter un « emploi convenable » à un salaire qui représente au moins 80 % de leur rémunération antérieure à partir de la première semaine de prestations. Après six semaines, ils devront accepter tout emploi convenable pour lequel ils sont qualifiés à un salaire représentant au moins 70 % de leur rémunération antérieure. Les prestataires seront en outre soumis à un contrôle plus rigoureux dans leur recherche d’emploi et devront rendre compte quotidiennement de leurs démarches en ce sens. Les nouvelles règles rendront encore plus difficiles l’admissibilité à l’assurance-emploi et la possibilité d’en appeler des décisions qui seront rendues. Le Tribunal de la sécurité sociale remplacera à lui seul les conseils régionaux et le juge-arbitre de l’assurance-emploi, ce qui ne manquera pas de retarder la procédure de traitement des appels. « Le nouveau régime pénalise injustement les travailleurs temporaires à un moment où la précarisation du travail ne fait qu’augmenter », dénonce M. Turk. On estime à l’heure actuelle à plus de 40 % la proportion du personnel académique contractuel dans les dix plus grandes universités canadiennes. |
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