| Déclaration de soutien au professeur colombien Beltran Villegas |
| (Le 2 août 2012)
- Porte-parole de 68 000 membres du personnel académique et général en poste dans une centaine d’universités et de collèges au Canada, l’ACPPU reste profondément inquiète pour la sécurité et le bien-être du professeur Miguel Angel Beltran. En raison de ses activités d’universitaire, le professeur Beltran est soumis à une persécution et un harcèlement continus de la part des autorités colombiennes. De 2009 à 2011, il a été détenu et emprisonné sous de fausses accusations dont il a été blanchi par la suite. L’ACPPU figure parmi les nombreux organismes du monde entier qui se sont joints à la campagne internationale pour amener le gouvernement de la Colombie à libérer le professeur Beltran. Une fois sorti de prison, ce dernier a néanmoins continué d’être soumis à des menaces de mort, à de fausses accusations et à des procédures disciplinaires sans fondement. Craignant pour sa sécurité, il a été contraint de fuir son pays et a obtenu un congé de recherche de l’Université nationale à Bogota. Étant donné les graves dangers que le professeur Beltran encourt en retournant en Colombie à l’heure actuelle, l’ACPPU a appelé la direction de l’université à prolonger son congé de recherche, mais, malheureusement, celle-ci a refusé toute prolongation. Les universités se doivent absolument de défendre la liberté académique et de garantir la sécurité de leur personnel. Compte tenu des risques indéniables et sérieux auxquels le professeur Beltran s’expose en retournant en Colombie, nous demandons instamment à l’Université nationale de revenir sur sa décision malavisée de refuser sa demande de prolongation de congé. L’ACPPU continuera de suivre de près l’évolution de ce dossier. Nous ferons en sorte que nos membres et la communauté universitaire internationale soient tenus au courant de cette situation très critique en Colombie. |
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