| Les universités Wilfrid-Laurier et de Waterloo pourraient faire l’objet d’une sanction de blâme |
| (Le 30 avril 2012)
- Les membres du personnel académique de l’ensemble du pays ont prévenu les universités Wilfrid-Laurier et de Waterloo qu’à défaut de modifier un accord qui porte atteinte à l’intégrité académique, elles seront toutes les deux frappées d’une sanction de blâme en novembre. Lors de l’assemblée du Conseil de l’ACPPU tenue le week-end dernier à Ottawa, les délégués présents ont longuement étudié et débattu les détails de l’accord de partenariat que les deux universités ont conclu avec le groupe de réflexion privé de Jim Balsillie, le Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale (CIGI), en vue de la création de la Balsillie School of International Affairs (BSIA). « Après avoir évalué les faits dans le détail, les délégués ont adopté une motion convenant qu’une sanction de blâme sera imposée aux deux universités à la prochaine assemblée du Conseil de l’ACPPU en novembre si celles-ci ne modifient pas la structure de gouvernance de la BSIA de manière à préserver l’intégrité académique », indique le directeur général de l’ACPPU, James L. Turk. L’imposition d’un blâme signifie que les membres de la communauté académique tant au Canada qu’à l’étranger seraient encouragés à décliner des offres d’emploi et des invitations de participation à titre de conférencier invité dans ces deux universités, ou encore à refuser d’assister à des colloques organisées par celles-ci. Cette sanction peut être évitée, souligne James Turk, si les directions de Wilfrid-Laurier et de Waterloo corrigent la structure de gouvernance de la BSIA. Pour le moment, le CIGI est investi d’un droit de veto au sein du conseil d’administration de la BSIA qui non seulement l’habilite à décider quels programmes des deux universités peuvent être désignés comme des programmes de la BSIA, à choisir le directeur de l’école et à déterminer l’orientation stratégique de l’école en matière de recherche, mais aussi qui lui confère le pouvoir final de décision en ce qui concerne le budget et le fonctionnement de l’établissement. « Ces particularités de l’accord vont directement à l’encontre des principes de l’autonomie et de l’intégrité académiques », explique James Turk. L’ACPPU attend avec intérêt de discuter avec les représentants des deux universités afin de trouver des solutions à la situation avant la date limite de novembre, ajoute-t-il. L’ACPPU est le porte-parole national de plus de 68 000 membres du personnel académique et général en poste dans 124 universités et collèges au Canada. |
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