| Lancement du rapport sur la liberté d’expression et le lobby pro-israélien sur les campus canadiens |
| (Le 2 novembre 2011)
- Les représentants des médias sont invités à assister au lancement d’un rapport indépendant sur la polémique qu’a suscitée une conférence sur Israël et la Palestine organisée par l’Université York en 2009. Le rapport d’enquête No Debate: the Israel Lobby and free speech at Canadian universities examine les allégations selon lesquelles il y aurait eu, dans la foulée de cet événement, atteinte à la liberté académique et ingérence de la part du gouvernement. Ce rapport est l’aboutissement de l’enquête indépendante qu’a menée, pour le compte de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université, Jon Thompson, professeur émérite à l’Université du Nouveau-Brunswick et sommité canadienne en matière de liberté académique. Le professeur Thompson présentera un bref résumé de ses conclusions et recommandations, puis répondra aux questions. Qui : Jon Thompson, auteur James L. Turk, directeur général, Association canadienne des professeures et professeurs d’université Quoi : Lancement du livre No Debate: the Israel Lobby and free speech at Canadian universities Où : Salle 2003, édifice Ignat Kaneff, 92 Scholar’s Walk, École de droit Osgoode Hall, campus Keele, Université York Quand : Jeudi 3 novembre 2011, 12 h 30 Pas de débat : le lobby pro-israélien et la liberté d’expression dans les universités canadiennes En 2008-2009, diverses organisations pro-israéliennes ont mené une action concertée pour empêcher que soit tenue à l’Université York de Toronto une conférence sur la qualité d’État d’Israël et de la Palestine. Cet ouvrage est le rapport de l’enquête indépendante que l’auteur Jon Thompson a conduite pour le compte de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université, un organisme voué à la défense de la liberté d’expression et de la liberté académique sur les campus canadiens. Déclenchée peu après l’annonce de la tenue d’une conférence sur Israël et la Palestine à l’Université York, la polémique s’est intensifiée dans les mois qui ont suivi. L’événement a fait l’objet de maintes condamnations et les dirigeants de l’université ont été inondés de courriels et d’appels téléphoniques d’indignation. L’organisation de la conférence a valu à l’université hôte des menaces de boycottage et de privation de dons, de même que des pages entières de publicité dénonciatrice dans les journaux. Face au refus opposé par York et ses coparraineurs de revenir sur leur décision, le lobby pro-israélien a persuadé le gouvernement Harper de faire pression sur le Conseil de recherches en sciences humaines, organisme subventionnaire de la recherche universitaire et aussi commanditaire de la conférence, pour qu’il intervienne dans le dossier. L’Association canadienne des professeures et professeurs s’est alors employée à dénoncer publiquement cet acte d’ingérence du gouvernement et, finalement, la conférence a eu lieu comme prévu. Le rapport d’enquête présente un exposé des faits qu’il met en contexte et explore le sens que revêt la liberté académique au Canada. L’auteur Jon Thompson recommande des mesures que les universités et les membres des associations de personnel académique peuvent prendre pour exercer pleinement leur liberté de discuter et de débattre d’idées que certains peuvent chercher à étouffer. |
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