Association canadienne des professeures et professeurs d'université

 
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Sondage : la majorité des Canadiens souhaitent que les gouvernements rendent les études postsecondaires plus abordables 

(Le 17 mai 2011) - La majorité des Canadiens estiment que les gouvernements n’en font pas assez pour améliorer l’abordabilité de l’éducation postsecondaire, révèle un sondage Harris-Décima réalisé en avril.

Il en ressort également qu’une majorité de Canadiens se disent prêts à payer davantage d’impôts pour financer plus adéquatement l’éducation postsecondaire et considèrent que le meilleur moyen d’aider les étudiants est de leur accorder davantage de bourses.

Pour 46 % des personnes interrogées, le gel des droits de scolarité demeure le meilleur moyen de faciliter l’accès aux études supérieures, tandis que 37 % sont d’avis que ces droits devraient être abaissés.

Les répondants dans toutes les provinces conviennent dans une très forte proportion qu’il y a lieu d’assortir de conditions les transferts fédéraux aux provinces au titre de l’éducation postsecondaire.

En général, les répondants trouvent que les directions des universités et des collèges se préoccupent davantage des résultats financiers que de la qualité de l’enseignement.

Advenant des compressions des crédits gouvernementaux, 52 % des personnes sondées répondent que les universités et les collèges devraient d’abord réduire leurs frais d’administration, alors que seulement 12 % considèrent que les droits de scolarité devraient être augmentés, 13 % pensent que les salaires devraient être réduits et 14 % croient que l’augmentation du nombre d’étudiants par salle de classe est la solution.

« Ces chiffres montrent que les Canadiens souhaitent que le gouvernement en fasse davantage pour faciliter l’accès à l’enseignement postsecondaire, même s’il faut pour cela hausser les impôts », a déclaré James Turk, directeur général de l’ACPPU.

« La majorité croit aussi que lorsque le financement est limité, les frais d’administration devraient être les premiers touchés par les compressions, plutôt que les salaires ou l’accessibilité des étudiants à l’enseignement postsecondaire », a-t-il ajouté.

Plus de la moitié des répondants ne croient pas que les professeurs sont trop payés, alors que moins de 30 % pensent le contraire.

En ce qui concerne la recherche universitaire, 60 % des personnes interrogées estiment que les chercheurs devraient être libres de toute influence du milieu des affaires, soit près du double de celles qui pensent que la recherche devrait être conçue pour satisfaire aux besoins du secteur privé.

Le sondage téléphonique a été mené du 14 au 27 avril 2011 auprès de 2 000 Canadiens adultes. La marge d’erreur de cet échantillon est de 2,2 %, 19 fois sur 20.

Un résumé des questions du sondage et des réponses recueillies peut être consulté ici.
 


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