Association canadienne des professeures et professeurs d'université

 
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Le Programme d’infrastructure du savoir finance davantage des travaux de rénovation que la recherche 

(Le 2 novembre 2009) - Selon une analyse des annonces de financement du gouvernement fédéral effectuée par l’ACPPU, plus de la moitié des fonds que le gouvernement affirme investir dans la recherche collégiale et universitaire irait plutôt à d’autres types de projets.
 
Le Programme d’infrastructure du savoir est une mesure de stimulation économique d’une valeur de deux milliards de dollars et d’une durée de deux ans annoncée comme un investissement sans précédent dans l’infrastructure de recherche des collèges et des universités. Or, la plupart des fonds dépensés sont affectés à des programmes d’entretien reportés, à la modernisation d’installations des campus – réfection de la toiture, réparation de système de climatisation, remplacement d’alarmes incendies, etc. – et à la construction de bâtiments sans lien avec la recherche, et ce, sans que les établissements y consacrent leur propre argent.
 
Des quelque 1,7 milliard de dollars qui avaient été dépensés à la fin d’octobre, seuls 41 p. 100, ou un peu plus de 718 000 000 $, avaient été consacrés à l’infrastructure connexe à la recherche.
 
Les universités et les collèges ont un besoin criant de fonds pour exécuter leurs travaux d’entretien reportés, mais il est malhonnête de la part du gouvernement fédéral de prétendre que les deux milliards de dollars de son programme constituent un investissement dans la recherche, estime James Turk, directeur général de l’ACPPU : « Le pire, c’est que tout en affirmant cela, l’État retire du financement aux chercheuses et aux chercheurs eux-mêmes. »
 
Le gouvernement déclare publiquement accorder une grande importance aux dépenses pour l’infrastructure de recherche peu de temps après avoir amputé le financement octroyé aux conseils qui subventionnent la recherche fondamentale approuvée par des pairs. En effet, par suite du processus d’examen stratégique mandaté, ces derniers subiront une perte devant totaliser 148 millions de dollars d’ici trois ans.
 
M. Turk se dit également inquiet du fait qu’au moins 14 établissements privés ont reçu plus de 23 millions de dollars jusqu’à présent dans le cadre du programme d’infrastructure.
 
« Compte tenu du sous-financement chronique dont souffrent les établissements postsecondaires de tout le Canada, il est inacceptable que le gouvernement réaffecte des fonds publics à des universités et à des collèges privés. »
 


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